Qu'est-ce que l'Ecologie Humaine ?

L’√©cologie humaine est l’√©tude des interactions entre l’homme et la nature dans diff√©rentes cultures. L’√©cologie humaine combine les id√©es et les m√©thodes de plusieurs disciplines, dont l’anthropologie, la sociologie, la biologie, l’histoire √©conomique et l’arch√©ologie. Tous ces sujets sont intimement li√©s, car l’augmentation des populations humaines n√©cessite davantage de ressources, dont l’exploitation et l’utilisation causent des dommages environnementaux croissants.

 

Cependant, certains modes d’utilisation et d’abus des ressources et de la qualit√© de l’environnement sont clairement plus destructeurs que d’autres. L’Ecologie peut √©galement √™tre subdivis√©e, selon les esp√®ces concern√©es, en domaines tels que l’√©cologie animale, l’√©cologie v√©g√©tale, l’√©cologie des insectes, etc. Une autre m√©thode fr√©quente de subdivision est par biome √©tudi√©, par exemple, l’√©cologie arctique (ou polaire), l’√©cologie tropicale, l’√©cologie du d√©sert, etc. La principale technique d’investigation est souvent utilis√©e pour subdiviser la discipline en groupes tels que l’√©cologie chimique, l’√©cologie g√©n√©tique, l’√©cologie de terrain, l’√©cologie statistique, l’√©cologie th√©orique, etc. Notez que ces diff√©rents syst√®mes ne sont pas li√©s et sont souvent appliqu√©s en m√™me temps. On peut √™tre un √©cologiste th√©orique de la communaut√© v√©g√©tale, ou un √©cologiste polaire int√©ress√© par la g√©n√©tique animale.

 

Un objectif important de l’√©cologie humaine est de d√©couvrir les causes des interactions pathologiques entre l’homme et l’environnement qui le nourrit, ainsi que toutes les autres esp√®ces. Une fois que ce syndrome destructeur sera clairement compris, il sera possible de concevoir de meilleures voies vers le d√©veloppement de soci√©t√©s humaines durables. Notre approche multidisciplinaire nous permet d’aborder de mani√®re globale les questions de justice environnementale, de durabilit√© et d’√©cologie politique.

D'autres domaines de l'Ecologie

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L'activité humaine dans les différents écosystèmes

L’√©cologie humaine √©tudie la vie et l’activit√© humaines dans diff√©rents √©cosyst√®mes et diff√©rentes cultures, dans le pr√©sent et dans le pass√©, afin de mieux comprendre les facteurs qui influencent l’interaction entre les humains et leur environnement.

 

L’ambition de parvenir √† une vision plus compl√®te exige une perspective int√©gr√©e qui transcende les fronti√®res traditionnelles entre les sciences humaines, les sciences sociales, les sciences naturelles et la technologie. Une question fondamentale de l’√©cologie humaine est de savoir comment les croyances culturelles des gens sur la nature affectent et sont affect√©es par leurs moyens de subsistance et l’ordre social.

Une perspective anthropologique

Alors que les croyances culturelles sont au centre des sciences modernes influentes comme l’√©conomie, les √©cologistes humains examinent les concepts modernes de croissance √©conomique et de d√©veloppement technologique d’un point de vue anthropologique. En comparant ces concepts avec d’autres id√©es scientifiques sur la d√©gradation de l’environnement, le changement climatique et l’in√©galit√© mondiale, l’√©cologie humaine remet en question les id√©es qui perp√©tuent une soci√©t√© mondiale non durable et in√©gale.

 

Les √©tudes en √©cologie humaine vous permettent d’acqu√©rir une compr√©hension large et th√©oriquement approfondie des interactions entre l’homme et la nature √† diff√©rentes √©poques et dans diff√©rentes parties du monde. Il est essentiel de comprendre comment les relations entre l’homme et l’environnement sont influenc√©es par leur histoire et leur place dans le syst√®me mondial.

Perspectives de carrière

L’√©cologie humaine est un sujet id√©al pour vous si vous voulez faire une carri√®re offrant de larges possibilit√©s dans le domaine de l’√©ducation, de l’environnement ou de l’humanitaire. La capacit√© √† communiquer et √† n√©gocier les questions de durabilit√© mondiale sera de plus en plus importante pour un large √©ventail de professions, notamment les carri√®res dans l’√©ducation, le journalisme, la gestion publique et priv√©e, l’aide au d√©veloppement et les organisations non gouvernementales qui se consacrent √† la r√©alisation d’un d√©veloppement durable √† l’√©chelle mondiale. Dans ces secteurs, on peut s’attendre √† ce que les approches transdisciplinaires combinant les perspectives des sciences naturelles et des sciences sociales soient de plus en plus demand√©es.

ecologie humaine

Intégrer l'Homme dans l'Ecologie : Opportunités et défis pour l'étude des écosystèmes urbains

Pendant la plus grande partie de l’histoire de l’humanit√©, l’influence des √™tres humains sur les processus biophysiques, les syst√®mes √©cologiques et les changements √©volutifs a √©t√© relativement limit√©e, par rapport √† l’influence des processus “naturels” (non humains). Les changements √©cologiques et √©volutifs ont g√©n√©ralement √©t√© attribuables √† la variation naturelle des flux d’√©nergie et de mati√®res et √† la s√©lection naturelle par les parasites, les maladies, les pr√©dateurs et les concurrents.

 

Aujourd’hui, cependant, l’homme affecte les √©cosyst√®mes de la Terre √† un rythme extraordinaire par la conversion de la consommation des terres et des ressources (Turner et al. 1991), l’alt√©ration des habitats et de la composition des esp√®ces (McKinney 2002), la perturbation des processus hydrologiques (Arnold et Gibbons 1996) et la modification du flux d’√©nergie et des cycles des nutriments (Vitousek et al. 1997a, Grimm et al. 2000). Les humains utilisent aujourd’hui environ 40% de la production primaire nette mondiale (Vitousek et al 1986) et plus de la moiti√© des eaux de ruissellement accessibles (Postel et al. 1996). Au moins la moiti√© des for√™ts du monde ont disparu en raison de l’activit√© humaine, et les trois quarts de ce total ont disparu depuis 1700 (Harrison et Pearce 2001).

 

Les activit√©s humaines fixent des quantit√©s d’azote et de soufre comparables √† celles fix√©es par toutes les causes non humaines (Graedel et Crutzen 1989). L’homme a radicalement r√©organis√© le cycle du carbone sur Terre (Prentice et al. 2001) et a lib√©r√© dans l’environnement de vastes quantit√©s de mati√®res √† l’√©tat de traces pr√©sentes dans la nature (par exemple, cadmium, zinc, mercure, nickel, arsenic) et de nouvelles substances anthropiques exotiques (par exemple, biph√©nyles polychlor√©s, chlorofluorocarbures) (Pacyna et Pacyna 2001).

Des Processus d'évolution

Les humains influencent √©galement les processus d’√©volution. La s√©lection est de plus en plus souvent dirig√©e par l’homme, ou du moins par les personnes qui interagissent avec d’autres processus naturels. Par exemple, l’homme affecte la sp√©ciation en d√©fiant les bact√©ries avec des antibiotiques, en empoisonnant les insectes, en r√©organisant et en √©changeant des g√®nes, en cr√©ant et en dispersant des milliers de compos√©s synth√©tiques et en p√™chant de mani√®re s√©lective (Palumbi 2001). En chassant, en d√©pla√ßant les pr√©dateurs et les concurrents dans le monde entier, et en reconfigurant massivement la surface de la plan√®te, les humains ont augment√© les extinctions d’autres esp√®ces √† des niveaux 1000 √† 10 000 fois plus √©lev√©s que ceux r√©sultant de causes non humaines (Pimm et al. 1994, Vitousek et al. 1997b, Flannery 2001). L’effet combin√© de la modification de la sp√©ciation et de l’extinction est un changement √©volutif rapide (Palumbi 2001).

Bien qu’il domine les √©cosyst√®mes de la Terre, l’homme reste manifestement exclu en tant que sujet de r√©flexion et d’exp√©rimentation √©cologique. La recherche √©cologique traditionnelle √©tudie les √©cosyst√®mes en termes de processus biophysiques, √©cologiques et √©volutifs non affect√©s par les influences humaines. Au cours des 100 derni√®res ann√©es, de formidables progr√®s ont √©t√© r√©alis√©s dans la compr√©hension scientifique des syst√®mes √©cologiques (Likens 1998). La th√©orie de l’√©volution et la g√©n√©tique des populations ont apport√© des changements fondamentaux dans les hypoth√®ses qui sous-tendent la recherche √©cologique. Les sp√©cialistes de l’√©cologie ne consid√®rent plus les √©cosyst√®mes comme des entit√©s ferm√©es et autor√©gul√©es qui “m√Ľrissent” pour atteindre des √©quilibres. Ils voient plut√īt des syst√®mes comme des multiequilibres, ouverts, dynamiques, tr√®s impr√©visibles et sujets √† de fr√©quentes perturbations (Pickett et al. 1992).

 

Dans le nouveau paradigme de non-√©quilibre, la succession a des causes multiples, peut suivre des voies multiples et d√©pend fortement du contexte environnemental et historique. Les √©cosyst√®mes sont r√©gis par des processus (plut√īt que par des points finaux) et sont souvent r√©gul√©s par des forces externes (plut√īt que par des m√©canismes internes). Le nouveau paradigme √©cologique reconna√ģt que les humains sont des composants des √©cosyst√®mes (McDonnell et Pickett 1993). Pourtant, les sp√©cialistes de l’√©cologie omettent souvent d’inclure les humains dans la science √©cologique (Hixon et al. 2002, Reznick et al. 2002, Robles et Desharnais 2002).

L'Ecosystème et l'Homme

L’√©cologie humaine appliqu√©e a largement remis en question les hypoth√®ses d’un paradigme √©cologique qui suppose des syst√®mes sans humains, mais l’√©cologie n’a pas encore fourni un nouveau cadre th√©orique pour int√©grer pleinement les humains dans les √©tudes des √©cosyst√®mes. Nous soutenons ici que les humains doivent √™tre explicitement int√©gr√©s dans tous les aspects de la pens√©e √©cologique, car, en ajoutant de puissantes forces de s√©lection √† chaque √©chelle spatiale et √† de nombreuses √©chelles temporelles, les humains modifient fondamentalement l’expression des r√®gles qui r√©gissent la vie sur Terre. Pour paraphraser Hutchinson (1965), les humains changent la sc√®ne √©cologique sur laquelle se joue la pi√®ce de th√©√Ętre de l’√©volution. Pour comprendre la nouvelle pi√®ce de th√©√Ętre de l’√©volution, les sp√©cialistes de l’√©cologie doivent construire une nouvelle sc√®ne avec l’homme comme planche centrale.

L'écologie urbaine : Comprendre les écosystèmes dominés par l'homme

Les changements √† l’√©chelle de la plan√®te induits par l’homme sont les plus √©vidents dans et autour du paysage en voie d’urbanisation. Les zones urbanis√©es ne couvrent qu’environ 1 √† 6 % de la surface de la Terre, mais elles ont une “empreinte” √©cologique extraordinairement importante et des effets complexes, puissants et souvent indirects sur les √©cosyst√®mes. La population urbaine de la Terre a plus que d√©cupl√© au cours du si√®cle dernier, passant de 224 millions en 1900 √† 2,9 milliards en 1999 (Sadik 1999). Selon les Nations unies (Sadik 1999), toute la croissance d√©mographique pr√©vue entre 2000 et 2030 (environ 2 milliards de personnes) sera concentr√©e dans les zones urbaines. D’ici 2030, plus de 60 % (4,9 milliards) de la population mondiale estim√©e (8,1 milliards) vivra dans les villes.

 

Les sp√©cialistes de l’√©cologie qui √©tudient les zones urbaines ont remis en question la th√©orie √©cologique pour expliquer l’√©cologie dans et des villes (Pickett et al. 2001). Les sites de recherche √©cologique urbaine √† long terme produisent maintenant des observations empiriques importantes (Collins et al. 2000). Certains ont fait valoir que d’importantes r√©visions de la th√©orie √©cologique sont n√©cessaires pour inclure l’activit√© humaine (Collins et al. 2000, Grimm et al. 2000). Pour comprendre des ensembles sp√©cifiques d’interactions entre les humains et les processus √©cologiques qui se produisent dans les r√©gions en voie d’urbanisation, nous proposons d’examiner les villes comme des ph√©nom√®nes √©mergents – des ph√©nom√®nes qui ne peuvent pas √™tre expliqu√©s simplement en √©tudiant les propri√©t√©s de leurs parties individuelles. Les villes sont √† la fois des entit√©s √©cologiques complexes, qui ont leurs propres r√®gles internes uniques de comportement, de croissance et d’√©volution, et d’importantes fonctions de for√ßage √©cologique mondial.

Les villes comme phénomènes émergents

L’√©cologie est une science des ph√©nom√®nes √©mergents : Les populations ont des propri√©t√©s (taux de natalit√© et de mortalit√©) et des comportements (scolarisation des poissons, vol√©es d’oiseaux) qui ne sont pas inh√©rents aux individus. Comme d’autres √©cosyst√®mes, les villes ne sont pas la somme de leurs composantes. Elles sont des exemples cl√©s de ph√©nom√®nes √©mergents, dans lesquels chaque composante contribue √† la forme et au comportement de l’ensemble, mais ne les contr√īle pas. La congestion du trafic, la pollution atmosph√©rique et l’√©talement urbain sont le r√©sultat d’interactions √† l’√©chelle locale entre des variables telles que la topographie, les infrastructures de transport, les sch√©mas de mobilit√© individuelle, les march√©s immobiliers et les pr√©f√©rences sociales. Ce qui distingue les r√©gions urbaines de nombreux autres √©cosyst√®mes est que, dans ces r√©gions, l’homme est un √©l√©ment dominant.

 

Les villes √©voluent sous l’effet d’une multitude d’interactions entre les choix individuels et les actions de nombreux agents humains (par exemple, les m√©nages, les entreprises, les promoteurs et les gouvernements) et des agents biophysiques tels que la g√©omorphologie locale, le climat et les r√©gimes de perturbations naturelles. Ces choix produisent diff√©rents mod√®les de d√©veloppement, d’utilisation des sols et de densit√© des infrastructures. Ils affectent les processus des √©cosyst√®mes √† la fois directement (dans et pr√®s de la ville) et √† distance par la conversion des terres, l’utilisation des ressources et la production d’√©missions et de d√©chets. Ces changements, √† leur tour, affectent la sant√© et le bien-√™tre de l’homme (Alberti et Waddell 2000). Nous proposons que la r√©silience des villes – c’est-√†-dire la mesure dans laquelle les villes tol√®rent l’alt√©ration avant de se r√©organiser autour d’un nouvel ensemble de structures et de processus (Holling 2001) d√©pend de la capacit√© des villes √† maintenir simultan√©ment les fonctions de l’√©cosyst√®me et les fonctions humaines.

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Défis pour l'Ecologie

Le plus grand d√©fi pour l’√©cologie dans les d√©cennies √† venir est d’int√©grer pleinement et de mani√®re productive la complexit√© et l’√©chelle mondiale de l’activit√© humaine dans la recherche √©cologique. Comment les √©cologistes peuvent-ils √©tudier au mieux les interactions biotiques et abiotiques complexes au sein des √©cosyst√®mes domin√©s par l’homme, l’√©cologie √©mergente de ces syst√®mes et leurs fonctions de for√ßage √©cologique ? Nous contestons l’hypoth√®se selon laquelle un paradigme d’√©cosyst√®me “sans humain” peut √™tre appliqu√© de mani√®re productive aux √©cosyst√®mes domin√©s par l’homme. Nous soutenons que le fait de laisser les humains en dehors de l’√©quation √©cologique conduit √† des explications inad√©quates des processus √©cosyst√©miques sur une Terre de plus en plus domin√©e par l’homme.

L’int√©gration de l’homme dans les √©cosyst√®mes offrira d’importantes possibilit√©s √† la science des √©cosyst√®mes. Examinez, par exemple, comment le concept √©cologique cl√© de la niche pourrait b√©n√©ficier d’une inclusion explicite des humains. Hutchinson (1957) a transform√© et solidifi√© le concept de niche, le faisant passer d’une simple description de la place fonctionnelle d’un organisme dans la nature (Elton 1927) √† un hypervolume n-dimensionnel math√©matiquement rigoureux qui pourrait √™tre trait√© analytiquement. Il a √©galement mis l’accent sur une seule dimension de l’hypervolume, la concurrence intersp√©cifique. La “niche r√©alis√©e” de Hutchinson ne comprenait que les endroits o√Ļ les tol√©rances physiologiques d’un organisme n’√©taient pas d√©pass√©es (sa niche “fondamentale”) et o√Ļ son apparition n’√©tait pas emp√™ch√©e par les concurrents. L’accent mis sur la concurrence dans le concept de niche a d√©tourn√© les √©cologistes de l’√©tude d’autres forces d’organisation communautaire potentiellement importantes, telles que la pr√©dation, la variabilit√© des ressources et la domination humaine.

 

Une compr√©hension plus compl√®te de l’assemblage des communaut√©s √©cologiques a commenc√© √† se d√©velopper (Weiher et Keddy 1999), mais il manque encore l’inclusion des humains. Nous sugg√©rons que la th√©orie des niches devrait distinguer les niches r√©alis√©es des niches fondamentales sur la base de l’interaction humaine. Red√©finir la niche r√©alis√©e comme l’hypervolume d’occurrence d’un organisme en pr√©sence d’un gradient de domination humaine permettrait de quantifier la myriade de fa√ßons dont les humains forcent les fonctions √©cologiques au niveau de la population qui structurent les communaut√©s. La compr√©hension des m√©canismes d’assemblage des niches en pr√©sence des humains permettrait aux √©cologistes de tester directement les effets des concurrents, des pr√©dateurs, des maladies et des changements de la couverture terrestre sur l’organisation des communaut√©s, car ces processus √©cologiques sont souvent manipul√©s par les humains. Le d√©fi pour l’√©cologie humaine est de d√©finir comment les humains diff√®rent dans leurs effets sur les processus √©cologiques et, en comparant ces diff√©rences, de mieux comprendre le fonctionnement de la nature.

Une consid√©ration int√©gr√©e des interactions humaines avec la complexit√© du r√©seau alimentaire peut mettre en lumi√®re un autre principe √©cologique controvers√© : l’influence de la diversit√© biologique sur la stabilit√© √©cologique. La domination humaine peut accro√ģtre la complexit√© du r√©seau alimentaire (par exemple, en intercalant des habitats naturels et des habitats construits, Blair 1996), mais cela n’augmente pas n√©cessairement la stabilit√© √©cologique ou anthropique (c’est-√†-dire la r√©silience). La dissociation du lien entre diversit√© et stabilit√© dans les √©cosyst√®mes domin√©s par l’homme met en √©vidence l’importance de l’identit√© des esp√®ces, plut√īt que de la simple richesse des esp√®ces, pour la stabilit√© des communaut√©s. L’√©tude de l’√©volution de la relation entre la diversit√© et la stabilit√© sur un gradient de domination humaine peut permettre de clarifier quand la diversit√© engendre la stabilit√©, quand la diversit√© signifie simplement une redondance inutile des r√īles √©cologiques et quand la diversit√© conduit √† l’instabilit√© (par exemple, la diversit√© r√©sultant de l’importation d’esp√®ces exotiques envahissantes).

 

Les enqu√™tes √©cologiques traditionnelles sur les populations et les communaut√©s pourraient tirer profit de l’√©tude des √©cosyst√®mes domin√©s par l’homme, comme nous le sugg√©rons ci-dessus. Cela a √©t√© d√©montr√©, par exemple, par des √©tudes de la dynamique du cycle des nutriments et du flux d’√©nergie qui ont commenc√© √† int√©grer la domination humaine (Vitousek et al. 1986, 1997a). Ces √©tudes ont permis de mieux pr√©dire les processus au niveau des √©cosyst√®mes et ont conduit √† une meilleure appr√©ciation des influences humaines sur la plan√®te.

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